L’Hallux Valgus,

     C'est QUOI ?    

Hallux  = gros orteil                 Valgus = se déplacer en dehors.

L’hallux valgus est le déplacement de l’orteil en dehors. Dû à la déformation de l’articulation métatarso-phalangienne (AMP). On l’appelle plus usuellement oignon.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A = pied normal                                                                          B =pied atteint d’un hallux valgus

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C = « la boule » sur le côté

Ce déplacement se mesure donc par l’angle A (ci-dessous) Il s’accompagne d’un déplacement du métatarsien en dedans.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« L’oignon » ou « la boule » qui apparaît sur le côté n’est pas de l’os qui pousse tel un champignon. Il s’agit de la tête de l’os métatarsien qui se déplace vers la peau. La tête de l’os ressort. (figure 2)

 

Figure 2 : radio d’un hallux valgus : Tête du métatarsien responsable de la boule sur le côté (C)

 

Il existe également un autre déplacement autour de l’articulation tarso-métatarsienne du métatarsien en dedans (metatarus varus)

Ci-contre, l’angle A mesure l’hallux valgus ; l’angle B mesure le metatarsus varus. La flèche jaune (D) représente la force des tendons entretenant la déformation

AMP : Articulation Metatarso Phalangienne

Tout ces changements sont initiés car les ligaments et la capsule qui entoure l’articulation métatarso phalangiennes  (AMP) s’affaiblissent. Le gros orteil part vers l’extérieur (hallux valgus) et le métatarsien vers l’intérieur (metatarsus varus). Dans les formes avancées, il s’y ajoute une rotation du gros orteil. Le déplacement des pièces osseuses entraînent alors un dysfonctionnement des tendons qui vont alors entretenir et augmenter la déformation car ils vont prendre la corde (flèche jaune du dessin)

 

Lire l'interview de

PARIS-MATCH sur l'hallux valgus

L’Hallux Valgus,

     Quelles sont les causes ?    

On en distingue généralement deux : Acquise et congénitale, bien que plusieurs facteurs puissent s'y ajouter.

La forme congénitale :

La déformation apparaît très tôt au cours de la vie (adolescence). Elle est la résultante d’une série de malformations au niveau de l’articulation.  La malformation peut-être associée à des troubles régionaux tels qu’une rétraction des muscles postérieurs de la jambe ou plus généralement à une l’hyperlaxité.

 

Les formes acquises :

- Il existe souvent des antécédents familiaux qui se retrouvent sur la forme du pied. Lorsque le gros orteil est long ou que le pied est plat, le pied est plus exposé une une déformation.

- Un chaussage trop serré et/ou le port régulier de talons hauts favorisent l’apparition de la déformation

- Les personnes en surpoids et plus généralement les femmes sont plus touchées par cette pathologie.

- La forme acquise de l’hallux valgus apparaît généralement après la quarantaine.

 

     Quelles sont les conséquences ?    

 

- Les douleurs évoluent par crise et ne sont pas en relation avec l’intensité de la déformation.

- La bosse sur le côté vient frotter sur la chaussure et peut être responsable de douleur de diminution de la sensibilité de la face dorso latéral du gros orteil.

- Le chaussage devient de plus en plus difficile.

- Le gros orteil peut ensuite passer au-dessus ou en-dessous du second orteil.

- Les autres orteils se déforment alors et se courbent. On parle alors d’orteils en griffe.

- Il se forme sur la peau un épaississement au niveau des zones de frottement (Cor et durillon).

- Si la déformation évolue encore, la déchirure, des ligaments et de la capsule, peut entrainer une véritable luxation de l’articulation MP.

- Si le patient n’agit pas suffisamment tôt, l’articulation pourra même développer une arthrose, qui s’installera et compliquera le traitement en compromettant le résultat final.

- La plante du pied peut devenir douloureuse et ce sera dû à une dysharmonie de répartition du poids sur l’avant pied (matatarsalgie latérale).

 

L’Hallux Valgus,

     Quand rencontrer le spécialiste ?    

Au début de la gêne qu’occasionne votre hallux valgus, vous pouvez consulter un chirurgien spécialisé qui pourra vous rassurer. Il vous expliquera quel sera le traitement le mieux adapté à vous au moment où vous venez.

 

L'examen clinique :

Lors de la consultation, le chirurgien observera votre pied afin d’évaluer la sévérité de la déformation. Il regardera également vos orteils afin de vérifier qu’ils ne soient pas déjà en griffe. Et pour finir observera la répartition du poids sur votre pied.

Il va examiner vos radios. Celles-ci permettent de renseigner sur le degré de déformation de l’articulation.

 

                                      ATTENTION TRÈS IMPORTANT.                                          

      Avant de consulter votre chirurgien, il faut passer des radiographies.      

  Pour que ces radios soient utilisables, il faut les effectuer EN CHARGE+++  

 

Voici le bilan radio que vous devez réaliser avant la consultation

RADIO : FACE PROFIL EN CHARGE. INCIDENCE DE GUNTZ

Pour plus de renseignement, appelez Sylvie au 05 56 18 17 21

 

N.B. Il est très rare que l’on ait besoin d’une échographie, d’un scanner ou d’une IRM

 

L’Hallux Valgus,

     Quel traitement ?    

 Votre médecin est le plus apte à choisir le bon traitement. N’hésitez pas à discuter avec lui.

 

- Avant d'opérer, votre médecin peut vous prescrire un traitement contre la douleur que vous pourrez prendre pendant les poussées.

 

- Une chaussure assez large et confortable peut également améliorer la douleur

 

- Il existe des attelles vendues dans le commerce. Elle peuvent agir contre la douleur mais n’empêchent jamais l’évolution inéluctable de cette maladie

 

- Des semelles podologiques peuvent aider à corriger un trouble telle une dysharmonie de répartition du poids sur l’avant pied.

 

- Des orthèses sur mesure réalisées par un podologue peuvent être également prescrites pour améliorer le chaussage et corriger un trouble favorisant l’hallux valgus (pied plat, métatarsalgie latérale…).

 

- Une rééducation peut être prescrite pour étirer les muscles postérieurs de la jambe, si cela est nécessaire ou, travailler la souplesse de votre pied.

 

 

Néanmoins, il faut retenir qu’une fois installée, rien ne peut stopper l’évolution de la déformation et le traitement ne peut être alors que chirurgical.

 

Exemples d’ orthèses vendues dans le commerce pour l’hallux valgus et les orteils en griffe.

 

 

L’Hallux Valgus,

     Quand faut-il opérer ?    

 

Si vous avez mal, que votre chaussage devient difficile, il faut sérieusement penser à l’opération. La douleur peut néanmoins se situer ailleurs que sur le gros orteil et ceci constitue également une raison pour se faire opérer.

     Quelles conséquences si l'on opère pas ?    

La déformation va inéluctablement augmenter. La douleur va augmenter, rendant la marche et le chaussage de plus en plus difficile.

 

Des troubles secondaires peuvent aussi apparaître tels que bursite, durillon et infection. Le problème peut même atteindre les orteils voisins et rendre l’intervention plus délicate et le résultat final moins efficace.

Ci-contre exemple d'hallux valgus qui pousse les orteils et les transforment en "orteils en griffe"

 

 

 

 

     Quel traitement chirurgical ?    

            Plus de 200 techniques chirurgicales ont été décrites pour le traitement de l’hallux valgus. L’hyperspécialisation et la recherche clinique permettent, aujourd’hui, d’améliorer le résultat et le vécu de cette chirurgie de façon considérable.

Il existe néanmoins de nombreuses façons de traiter l’hallux valgus pour aboutir à un bon résultat.

Bien qu’il y aura toujours une amélioration avec une diminution des douleurs et de la gêne qu’occasionne l’hallux valgus, l’opération peut ne pas redresser complètement la déformation si il s’agit d’une forme très avancée.

 

           Traiter l'hallux valgus signifie :

Réaligner les différentes pièces osseuses

pour remettre votre pied dans un axe correcte

           

Nous privilégions pour notre part  depuis maintenant plus de 15 ans les traitements chirurgicaux les moins invasifs possible. Néanmoins, nous savons aujourd’hui que  la chirurgie mini invasive n’est pas toujours applicable. Dans ce cas, votre chirurgien restera le plus apte à choisir le meilleur traitement pour vous.

     L'opération ?    

 

  L’anesthésie :  

Une consultation avec un anésthésiste est obligatoire avant l’intervention. Dans un souci de respect profond du corps, nous privilégions dès que possible l’anesthésie loco régionale à une anésthésie générale.

 

Votre anésthésiste va endormir les nerfs de la jambe en les repérant à l’aide d’un échographe.

Cette technique présente plusieurs intérêts :

- elle permet d’éviter une anesthésie générale avec un tuyau dans la bouche pour respirer

- L’effet contre la douleur se prolonge pendant plusieurs heures et vous n’avez pas besoin de prendre de médicaments contre la douleur pendant cette période

 

  L’installation :  

L’intervention se passe au bloc opératoire. Les normes de propreté et de sécurité y sont très sévères. Vous êtes d’abord installé dans la salle de pré-anesthésie ou l’anesthésiste vous endormira les nerfs. Ensuite, vous êtes transporté dans la salle d’opération. Puis installeé sur le dos. Le pied à opérer dépasse de la table et l’autre pied est plié. Un garrot est installé sur votre cheville pour stopper le sang pendant l’opération. Le chirurgien peut contrôler sur un écran ce qu’il fait grâce à un appareil installé dans la salle appelé amplificateur de brillance et qui sert à lire des radios sur un écran de contrôle.

 

 

L’Hallux Valgus,

 

     Les différentes techniques chirurgicales.    

 

  Le chevron akin : 

C’est la technique la plus couramment utilisée . Il s’agit là d’une chirurgie dite « Hybride ». Une partie est faite sans ouvrir et une autre est faite avec une mini-incision obligatoire régulant la réparation.

 

  Le reverdin Isham : 

Cette technique peut être très utile chez les personnes fragiles, telles que certaines personnes très âgées, ayant une ossature fragile. Cette technique permet dans ce cas une correction acceptable sans avoir à y mettre de vis, ni à ouvrir et sans avoir à poser un garrot.

 

 

 

 

  L’ostéotomie de la base : 

Cette technique est réservée au grosse déformation. Au stade évolué. Elle consiste à repositionner le métatarsien et donc à lutter directement contre le métatarsus varus.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Les gestes associés :  

La chirurgie de l’hallux valgus peut être associée à d’autres gestes . On peut, par exemple, dans le même temps opératoire opérer une griffe ou rééquilibrer le poids sur l’avant pied (DMMO).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’Hallux Valgus,

 

     Les suites de la chirurgie.    

Sauf cas exceptionnel, la chirurgie de l’hallux valgus se déroule en ambulatoire. Vous pouvez donc regagner votre domicile le soir même.

  Traitement de la douleur : 

Nous savons que certains gestes sont plus douloureux que d’autres, le DMMO en est un exemple.

Néanmoins, les traitements modernes permettent d’atténuer nettement la douleur dans la chirurgie de l’avant.

Et l’anesthésie « loco-régionale »  est révolutionnaire dans le traitement de la douleur. Et pour finir un traitement a été prescrit à la sortie de la clinique par les anesthésistes. En cas de problème, le secrétariat vous aiguillera de son mieux vers le spécialiste.

 

  Autonomie : 

Après l’opération, on vous met une chaussure à semelle rigide, dite de « décharge », sur le pansement qui a été effectué au bloc opératoire. Cette chaussure permet d’immobiliser le gros orteil en l’empêchant de se plier. Ainsi dès la sortie de clinique, elle vous permet de marcher seul. Il faut porter cette chaussure pendant 3 semaines. Vous pourrez conduire une voiture 45 jours après l’intervention. Pour faire du sport et reprendre un chaussage habillé, il faut attendre le quatrième mois environ.

 

  Principaux soins : 

Il est essentiel de prendre les médicaments qui ont été prescrit contre la douleur

Chez certains patients quand il existe un risque de caillot dans les veines (phlébite), il faudra adapter le traitement pour fluidifier le sang (anticoagulant).

 

Afin de lutter contre l’œdème qui est souvent présent après cette chirurgie, il est conseillé de mettre la jambe le plus souvent possible en hauteur (au dessus du plan du cœur). D’essayer de marcher le plus rapidement possible. De prendre de la vitamine C durant les 3 semaines qui suivent l’intervention.

 

Les séances de kiné débuteront après la troisième semaine. Une dizaine de séances suffisent généralement. Rien n’empêche le patient de commencer à  mobiliser les doigts de pied lui-même.

 

     Le suivi.    

 

Il faut revenir au cabinet du Dr Guillo au moins deux fois après l’intervention

- Au 15 ème jour, pour refaire le pansement au cabinet par une infirmière. Cette consultation est gratuite

- au 45 jours, pour revoir le Dr Guillo avec des radios de contrôle faites auparavant, soit à côté de chez vous, soit au centre.

- Si besoin, Le suivi sera prolongé.

     Les résultats.    

  La douleur : 

 

Il arrive parfois que les douleurs augmentent au début lors de la remise à la marche. La douleur et l’œdème disparaissent ensuite quand les cassures de l’os se consolident. Cela arrive entre 45 jours et 3 mois.

Le résultat est moins bon si on arrive à un stade avancé de la maladie, par exemple si d’autres orteils sont touchés ou si il existe une arthrose (articulation usée)

Cependant , la chirurgie améliore la situation.

 

  L'autonomie : 

Le fonctionnement de votre orteil dépend de plusieurs facteurs : votre âge, la rééducation et la présence ou non d’arthrose.

Votre pied doit être soulagé au début et c’est pourquoi un arrêt de travail de 45 jours en moyenne (en fonction du type de travail) est prescrit. L’arrêt de travail peut être plus long si vous avez une station debout ou si vous faites de long trajet.

Le vélo et la natation peuvent être recommencé à partir de la troisième semaine

Vous pouvez conduire une voiture à partir du 45eme jour. Les sports nécessitant un contact sol pied (tennis, foot, rugby, course à pied,…) seront possible à partir du quatrième mois. Pour le marathon, il faudra attendre 6 mois.

Il faut éviter si possible de porter des talons de plus de 4 cm et de reprendre les anciennes chaussures déformées.

 

L’Hallux Valgus,

     Les risques.    

Notre équipe s’efforce d’entourer le geste de toutes les précautions possibles. Malheureusement des accidents peuvent survenir.  Rassurez vous, notre équipe de professionnel est en mesure de vous prendre en charge. Nous listons ici uniquement les accidents spécifiques de la chirurgie de l’hallux valgus, en excluant donc volontairement les complications générales de l’anesthésie et les complications générales de la chirurgie.

  Pendant l'intervention : 

Il est possible mais très rare que pendant l’opération soit coupé de façon accidentelle un nerf, une artère, un tendon ou tout autre structure anatomique. Les conséquences peuvent être la perte de sensibilité, la formation d’une poche de sang (hématome) ou la perte de la commande d’un mouvement (paralysie)

Des difficultés peuvent se poser chez les personnes possédant des os particulièrement fragiles qui risquent de se casser, ou si le matériel que le chirurgien veut mettre en place ne s'accorde pas bien à vous.

Il peut arriver que des microbes se multiplient et prolifèrent dans la plaie. Cela s’appelle une infection. Généralement le germe en cause est un microbe de la peau. S’il existe par exemple des difficultés de cicatrisation, la peau souffre, dans ce cas il y a un plus grand risque d’infection. De même si il y a une infection sur une autre partie du corps, le médecin peut refuser de vous opérer.

 

  Dans les suite de l'intervention : 

 

Un certain nombre de complications est très significativement augmenté

par une INTOXICATION TABAGIQUE (trouble de cicatrisation, infection, problème de consolidation osseuse). L’arrêt du tabac est donc RECOMMANDÉ au moins 3 mois AVANT tout geste chirurgical programmé

 

 

L’infection peut parfois survenir, le risque étant plus important si la plaie met du temps à cicatriser (tabac, diabète, ….). Elle peut être très longue à traiter et peut laisser des séquelles (raideur du pied, douleur chronique). L’infection peut atteindre l’os et devenir chronique. Pour cette raison si vous avez une infection d’une autre partie du corps, le chirurgien peut refuser de vous soigner.

 

La chirurgie de l’avant pied n’est pas reconnue comme favorisant les phlébites (caillot de sang bouchant une veine de la jambe) : leur prévention par une piqûre quotidienne d’héparine est néanmoins parfois nécessaire quand il y a un risque car la phlébite peut se compliquer d’une embolie pulmonaire quand le caillot arrive dans les poumons.

 

La raideur : toute ostéotomie peut entraîner une perte de 15 à 20° de mobilité. La flexion dorsale est souvent excellente, par contre, une raideur en flexion plantaire est habituelle. La qualité tissulaire du patient est déterminante et non prévisible ; une mobilisation sous anesthésie générale voire une arthrolyse (libération articulaire) peuvent être indiquées dans certains cas.

 

L’hématome : peut s’accompagner de douleurs lancinantes et est un facteur favorisant les infections.  On le prévient en suivant les consignes post-opératoires de prudence à la reprise de la marche dans les premiers jours.  Une fois avéré, il nécessite un glaçage régulier jusqu’à sa disparition en trois semaines environ.

 

Les complications neurologiques : l’anesthésie (perte de sensibilité) sur une cicatrice  est banale ;  le nerf peut être abîmé, étiré au cours de l’intervention entraînant une diminution de la sensibilité (hypoesthésie), ou plus rarement des fourmis (paresthésies).  Ces signes en général sont régressifs.

 

La correction de la déformation est stable dans le temps, cependant :

            Une insuffisance de correction, souvent bien tolérée, peut survenir pour différentes raisons : déformation très sévère, tissus de mauvaise qualité, notamment lorsque des épisodes de « bursite » ont précédé l’intervention, voire insuffisance dans le geste qui a été réalisé.  Il existe enfin de véritables récidives alors que le résultat était parfait.

            L’excès de correction (hallux varus) (lien ) est mal toléré : il nécessite souvent une reprise chirurgicale : transfert tendineux, nouvelle ostéotomie ou arthrodèse.

 

Les complications osseuses : en raison des coupes réalisées sur les os et de l'immobilisation partielle qui suit l'intervention, vos os sont moins solides et risquent de se casser plus facilement (fracture) ou de se déplacer (déplacement du matériel, et plus tardivement après consolidation, cal vicieux). Il faut donc être très prudent quand vous recommencez à appuyer sur l'avant de votre pied.  Les retards de consolidation sont parfois observés jusqu’à 1 an, rarement plus et peuvent s’accompagner de douleurs.  Les pseudarthroses (absence de consolidation) sont rares et ne seront réopérées que si elles sont douloureuses.   Les nécroses osseuses (mort de l’os autour de la zone d’ostéotomie) sont elles aussi rares < 2%.   Enfin, l’arthrose postopératoire est possible nécessitant parfois la réalisation secondaire d’une arthrodèse (blocage articulaire).

Rassurez-vous, votre médecin  connaît bien ces complications et met tout en œuvre pour les éviter. En cas de problème, ou si vous constatez quelque chose d'anormal après l'opération, n'hésitez pas à en parler à votre chirurgien. Il est en mesure de vous aider au mieux puisqu'il connaît précisément votre cas.

 

L’Hallux Valgus,

 

     Les questions fréquentes.    

  Est-ce douloureux ?  

 

Grâce à la prise en charge anesthésique et chirurgicale moderne, cette chirurgie réputée douloureuse ne l’est en principe plus.

 

  Quel est le type d'anesthésie ?  

 

Dans la grande majorité des cas, il s’agit d’une anesthésie loco-régionale qui n’endort que le pied et la jambe. Néanmoins, dans certains cas (certains types d’intervention, malade anxieux, ….) il est nécessaire de réaliser  une anesthésie générale.

 

  Y-a-t-il des soins infirmiers ?  

 

En règle générale, le premier pansement est refait par nos soins au cabinet le 15e jour. Ensuite, une simple bande élastique cohésive, qui pourra être retirée quotidiennement pour la douche, permet de lutter contre l’oedème. Un film spécial peut être appliqué sur les plaies pour les protéger encore quelques jours. Une petite cale en silicone (orthoplastie) est parfois prescrite ou réalisée au cabinet pour maintenir quelques jours supplémentaires la correction d’une fracture non fixée. La douche est possible après ce premier pansement. En cas de douleur anormale, d’un écoulement ou de toute autre anomalie, il faut prendre contact avec Alexia pour revenir consulter, ne pas prendre d’antibiotiques (y compris en application locale).

 

  Peut-on opérer les 2 pieds à la fois ?  

 

Il est déconseillé de faire les deux pieds à la fois du fait d’un handicap immédiat trop  important et d’une perte de  bénéfice pour la rééducation du pied valide.

 

  Quand pourrais-je reconduire ?  

 

Entre la  4e et la 6e semaine.

 

  Combien de temps suis-je arrêté ?  

 

L’arrêt de travail est compris entre 6 et 8 semaines et peut être prolongé jusqu’à trois mois si vous devez effectuer de longs trajets à pied ou si votre activité nécessite une station debout prolongée. Il peut exceptionnellement être de six mois en cas de chirurgie complexe.

 

  Quand pourrais-je reprendre une activité sportive  ?  

 

La natation est autorisée au 30e jour. Le vélo peut être débuté au 45ème jour, les courtes marches après 2 mois. Les sports d’impulsion (course à pied, tennis, football, ….) peuvent être débutés après le 4ème mois, à condition que les douleurs soient absentes. Pour le sport de haut niveau (ex: marathon), il faut compter 6 mois.

 

  Quand puis-je voyager ?  

 

Avant 6 à 8 semaines les vols long-courriers sont déconseillés pour le risque de phlébite et d’embolie pulmonaire. En revanche un vol intérieur ou un voyage en train sont possibles dès la sortie de la clinique. Le matériel métallique que vous portez ne fait pas sonner les portiques de sécurité. Les voyages touristiques avec marches sont possibles après 4 mois.  

 

  Quand pourrais-je me rechausser ?  

 

La marche avec talons est possible généralement après le 4e mois. Il est recommandé de ne pas dépasser 4 cm sauf de façon exceptionnelle (soirée). Au bout du 6e mois, il est généralement possible de chausser des chaussures de ville fine (escarpins, ...).

 

  Serai-je remboursé de mes transports  ?  

 

Le remboursement pour les visites et l’hospitalisation est variable en fonction de votre centre de sécurité sociale qu’il vous faudra contacter.

 

  Le matériel implanté doit-il être retiré ?  

 

En général, il peut tout à fait rester en place et ne sera retiré qu’en cas de gêne, parfois tardive (après 1 an).  Cependant dans certains cas, cette ablation est plus systématique.

 

  Qu'attendre de cette chirurgie ?  

 

Les résultats ont été améliorés, d’une part par l’hyperspécialisation, et d’autre part par l’émergence de nouvelles techniques moins invasives. Le taux de bons et très bons résultats est compris entre  90% et 95%.

 
 
 
 
 
 
 

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Veuillez nous excuser pour ce désagrément. Si vous avez besoin d'informations complémentaires, n'hésitez pas à appeler Sylvie à mon secrétariat au 05 56 18 17 21.