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Allison Pineau, championne du monde 5 mois et demi après une ligamentoplastie de cheville...Bravo à toute l'équipe féminine de handball !

January 15, 2018

 

L'incroyable retour d'Allison Pineau, championne du monde avec les Bleues

 

Publié le lundi 18 décembre 2017 à 00:15 | Mis à jour le 18/12/2017 à 12:33

 

Blessée à une cheville, la demi-centre n'avait pas repris le handball il y a un mois. Encore décisive dimanche, elle a signé un Mondial remarquable. Histoire d'un pari auquel elle seule croyait.

par Anouk Corge (article copié sur le site du journal l'équipe)

 

Allison Pineau n'y pensait pas encore dimanche, les yeux embués, un drapeau bleu blanc rouge sur le podium. Elle savourait trop ce titre de championne du monde, « la plus belle émotion de ma carrière en équipe de France », pétillait-elle. Non, la demi-centre des Bleues ne pensait pas au 10 juillet et à sa cheville droite en vrac sur son lit d'hôpital.

Cela fait alors plus d'un an, depuis la préparation pour les Jeux Olympiques de Rio, qu'elle souffre de sa cheville. Après discussion avec les dirigeants de Brest, où elle vient de signer, décision est prise de serrer les dents une saison. La meilleure joueuse du monde 2009 la termine avec une médaille de bronze à l'Euro en décembre et une finale du Championnat. Mais elle est rincée. Elle se fait opérer à la clinique du sport de Mérignac (Gironde) par Stéphane Guillo, spécialiste de la cheville, avant de partir au centre de rééducation de Capbreton (Landes) pour un mois de travail. Devant elle, six à neuf mois de convalescence. « Le tableau était quand même assez noir, donc le Mondial en décembre, c'était niet. »

« Elle me pressait comme un citron » Lorenzo Martinez Pacheco, son kiné

L'été passe, la cheville se consolide. « Le docteur Guillo était étonné ; après un mois j'avais quasiment récupéré toute mon amplitude », dit-elle. L'idée germe, pas encore avouée, de tenter un come-back dès le mois de décembre. Lors d'un match amical des Bleues à Brest face au Brésil (23-21), fin septembre, c'est en simple voisine que Pineau côtoie ses anciennes coéquipières. « Ça va, ta cheville ? », lui demande Gnonsiane Niombla. « Oui, regarde », répond Pineau en esquissant un pas de danse.

Sa rééducation se passe entre la Bretagne, le week-end, et Paris, pour être proche de sa famille et pour les installations de l'INSEP. À l'ombre du bois de Vincennes, l'athlète accélère. « Elle faisait des doubles doses, souligne Lorenzo Martinez Pacheco, son kiné référent. Elle me pressait comme un citron ! » Officiellement, Pineau vise le 30 décembre, date de la reprise du Championnat, pour revenir. Mais officieusement... « Début octobre, j'étais sur le parking de l'INSEP et elle m'appelle pour me dire : ''Il faut qu'on parle'', raconte Philippe Bana, le directeur technique national. Elle me dit qu'elle part à Tignes avec un petit commando personnel. »

«Allison, c'est Rocky Balboa» Philippe Bana, DTN

Tout le milieu n'est pas convaincu par l'idée, mais la joueuse est décidée. Avec l'aide financière de la Fédération, l'arrière passe trois semaines dans la station alpestre. Cette fois, la réathlétisation est spécifique au handball. « Je vois que je ne souffre pas et je me dis : p..., il y a une possibilité !Et puis Olivier (Krumbholz) m'appelle pour me dire que je ferai la préparation avec le groupe et qu'on verra ensuite. »

Un deuxième titre mondial pour les

Bleues quatorze ans après : le respect de la tradition

Après trois entraînements de handball, elle reprend le 26 novembre, face à la Slovénie à Paris (26-18). Et valide sa place pour le Mondial. Le pari n'est pas gagné pour autant. En phase de groupes, elle apporte en défense mais peine en attaque. « Forcément, il y a des doutes, de l'appréhension, admet Grâce Zaadi, sa colocataire en sélection. Mais je savais qu'elle reviendrait. » Pineau elle-même n'en doute pas, forte de son come-back juste avant les Jeux de 2012, après une opération du genou gauche blessé au Mondial 2011. « Je savais que je devais être là en deuxième semaine, dans les matches couperets, dit-elle. À un moment, le mental prend plus de place que le handball lui-même. »

En osmose totale avec sa joueuse, Krumbholz ne la titularise jamais, mais la lance dans les moments chauds. En demi-finales, elle marque deux des trois derniers buts français et provoque le passage en force qui scelle la qualification face à la Suède (24-22).

Dimanche, même chose avec un tir par-dessous au bout d'une attaque (21-20, 55e) et un penalty plein de sang-froid (22-20, 58e). « Allison, c'est Rocky Balboa, image Philippe Bana, une boxeuse qui se prépare à un combat. Sur ce Mondial, elle rembourse tout le monde alors que beaucoup ont douté. Elle non, elle a toujours été hors norme. » Et elle tient sa ceinture de championne du monde.

 

 

 

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