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Soirée de médecine et de traumatologie du sport à Bordeaux - "la cheville dans tous ses états"

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Quand Paris Match interview les spécialistes de l'Hallux Valgus, ça se passe à Bordeaux !

April 9, 2018

Interview réalisée par le Dr Philippe GORNY pour PARIS-MATCH du 29 mars au 4 avril 2018 n°3594

 

Les Drs Stéphane GUILLO, Christophe de LAVIGNE et Olivier LAFFENETRE ont promu la chirurgie mini-invasive du pied, dont celle de l’halluxvalgus. 

Paris Match. Qu’est-ce qu’un hallux valgus (HV) ?
Dr Stéphane Guillo
. C’est une déviation du gros orteil vers l’extérieur à partir de sa base (première phalange ou P1), tandis que l’os sur lequel elle s’articule, appelé premier métatarsien (M1), se déplace vers l’intérieur. L’articulation entre les deux fait alors saillie sur le bord interne du pied. L’HV touche surtout les femmes (9 fois sur 10), parfois dès l’adolescence, voire avant, en raison d’un défaut d’orientation de la surface articulaire de M1 qui dévie P1, mais plus souvent entre 40 et 60 ans par affaissement progressif de la voûte plantaire qui crée un allongement du pied et, par le jeu des tendons, désaxe P1. Le mécanisme est identique chez l’homme. Des chaussures étroites, une hyperlaxité ligamentaire sont des facteurs favorisants.

 

Combien de personnes souffrent d’un HV en France ?
Dr Christophe de Lavigne.
 Un quart en moyenne de la population féminine, tous âges confondus, est concerné par l’HV qui justifie 50 000 à 60 000 opérations en France par an.

 

En quoi consiste la technique classique dite à ciel ouvert ?
Dr S.G. 
Par une longue incision cutanée (10 centimètres environ) à cheval sur M1 et P1, le chirurgien réalise, sous contrôle visuel, des coupes osseuses dans l’articulation et de larges dissections tissulaires. Cette technique permet néanmoins la pose de vis de fixation. Mais il existe une relation linéaire entre l’importance du traumatisme opératoire, sa durée et le taux de complications.

 

Quand la chirurgie est-elle indiquée ? 
Dr Olivier Laffenêtre. 
On peut temporiser quand l’HV ne gêne pas, même si l’aggravation est inéluctable. Quand la patiente souffre, qu’elle est gênée au chaussage ou que d’autres désordres existent (douleurs sous la plante des pieds, névrome...), la chirurgie s’impose.

 

Quelle est l’origine de la technique mini-invasive percutanée ?
Dr C. de L. 
Elle vient des “podiatres”, des praticiens qui n’existent qu’aux Etats-Unis. Bien que non-médecins, ils ont le droit d’opérer en ambulatoire, sous anesthésie locale, pour corriger les déviations d’orteil via des coupes osseuses qui consolident ensuite par immobilisation de plusieurs semaines. En 1999, j’ai introduit leur technique en France et l’ai évaluée à Bordeaux avec le Dr Laffenêtre, puis le Dr Guillo. Nous avons réalisé que l’approche percutanée pouvait être améliorée, raison pour laquelle nous avons fondé en 2002 le Groupe de recherche et d’étude en chirurgie mini-invasive du pied (Grecmip) qui a formé de nombreux orthopédistes à ces interventions a minima. Je n’opère plus aujourd’hui que les genoux, mais je suis fier que nos méthodes soient désormais enseignées à Baltimore aux orthopédistes américains !

 

Quelles améliorations techniques ont été apportées par le Grecmip ?
Dr O.L. 
Introduire, par des trous millimétriques, des instruments rotatifs permettant de couper les os et de les réaligner ensemble dans le bon axe est un avantage. Mais ne pas fixer cet alignement par des vis, pour assurer une solidité immédiate au montage, faisait défaut. Nous avons montré qu’une incision complémentaire de 2 ou 3 centimètres était suffisante pour cette fixation et, depuis 2008, qu’elle était réalisable en percutané pour une meilleure mobilité, comme tous les gestes associés parfois utiles (allongement des tendons, correction d’autres orteils...), grâce à des instruments miniaturisés. L’opération, sous anesthésie locale, dure trente minutes, la procédure est ambulatoire. La douleur postopératoire est bien maîtrisée et de courte durée. Le pied opéré est maintenu dans une chaussure médicale de marche pendant trois semaines. Le sport sans restriction est possible après trois ou quatre mois. Le taux de complications (infections, retard de cicatrisation, algodystrophie) ne dépasse pas 5 % des cas. Nous observons 95 % de bons et de très bons résultats à terme. 

 

1. Clinique du sport, Bordeaux-Mérignac. 
2. Clinique Geoffroy Saint-Hilaire, Paris. grecmip.org

 

 

 

 

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